Berlusconi, gauche qui pue et le prince chrétien

Article publié le 29 avril 2009
Article publié le 29 avril 2009
congreso PPEBerlusconi est arrivé au congrès du parti Populaire Européen à Varsovie et personne n’a applaudi lorsqu’il accédait à l’estrade des invités, à la différence de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui est apparue un peu après sous l’ovation des délégués du parti.

« Les candidats de mon parti pour les élections européennes sont bien habillés et sentent bien, pas comme mes opposants », a déclaré quelques heures avant son débarquement au congrès européen du PPE Silvio Berlusconi, premier ministre italien. Il s’est lâché de la sorte en réponse des déclarations de sa propre femme, qui vient de se plaindre que le parti conservateur de Berlusconi inclue trop de et de gens du spectacle, en dénonçant l’utilisation de leur image en politique. Berlusconi, pour calmer l’ambiance politique, a eu en plus la brillante idée de traiter sa femme de bête en déclarant qu’ « elle croît à tout ce que disent les journaux de gauche », pour conclure ensuite que la faute de ce débat est à la gauche.

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Avec et sans toi

Pas même les délégués du Parti Populaire Européen réunis à Varsovie aujourd’hui, hommes et conservateurs dans la quasi totalité, applaudissent les entrées en scène de Berlusconi quelque soit le moment qu’il choisisse pour le faire. Pourtant, le PPE se frotte les mains avec le probable berlusconien qui se produira aux élections européennes en Italie, car « cela compensera le départ annoncé des Tories britanniques du PPE », a suggéré a Xavier Bertrand, président de l’UMP. Les perspectives du Poppolo Della Libertà en Italie se voient multipliées par la présence en tant que tête de liste dans toutes les circonscriptions de Berlusconi même. tsunami Europeconfidentiel

« Il n’existe point d’alternative européenne moderne au Parti Populaire Européen », a assuré Berlusconi devant un amphithéâtre demi vide quand ça a été son tour de parler, « car la liberté est notre religion laïque à nous ». Pendant un discours en clé nationale, il a quand-même fait un clin d’oeil européen: « Toute église restaurée après le tremblement de terre qui est survenu en Italie il y a un mois avec l’argent des États européens portera le nom de l’État en question ».

Campagne à l’italienne: qui a besoin de Cicciolina ?

En tout cas, la campagne électorale en Italie promet de faire parler la presse, au contraire que dans le reste de l’Europe. Un nouvel épisode qui semblerait extravagant dans la plupart des pays de son entourage incombe le prince Emmanuele Filiberto de Savoie, de 36 ans et petit-fils du dernier roi de l’Italie, qui se présente aux élections européennes sur les listes de l’Union Démocrate Chrétienne. Sa campagne électorale ? : il vient de gagner un concours de dance à la télé. Quel Obama aurait pu se permettre ce luxe ? Ceci dit, il est possible qu’il s’y connaisse largement en thèmes européens : « J’ai vécu en exile 31 ans », il a rappelé en conférence de presse. (photos: )