Belgique reçoit les chefs de l’UE avec la grève générale

Article publié le 30 janvier 2012
Article publié le 30 janvier 2012
Par Dominique Strzyz Photo Davide Martinotti Les difficultés de mobilité n’ont pas touché que les citoyens belges cette fois-ci. Les syndicats ont choisi faire grève le jour où Bruxelles est au cœur de l’attention de toute l’Europe. Tous les transports en commun bruxellois sont à l’arrêt (métros, bus et tramways), paralysant la ville.
Le réseau ferroviaire est également affecté par le mouvement de grève, aucun train ne circule, ni même les trains internationaux (Thalys et Eurostar).

Les leaders des trois grands syndicats belges ont manifesté et ont présenté la première euro-obligation devant le Conseil Européen. "Nous voulons adresser un message clair à l'Europe et dire à ses dirigeants qu'il existe des alternatives à l'austérité" explique Claude Rolin, secrétaire général de la CSC. Les syndicats ont lancé un message clair contre l’austérité comme la seule solution contre la crise et le relèvement de l'âge de la retraite.

Le socialiste, Elio di Rupo, le président d’un pays qui a vécu 540 jours sans gouvernement (record mondial), entend réduire drastiquement les dépenses de son pays afin de ramener son déficit public sous les 3 % du produit intérieur brut, comme l'exige l'Union européenne. D’ailleurs, la réduction des dépenses est devenue une solution universelle aux malheurs européens, quelle que soit la couleur de gouvernement.

Néanmoins, la grève n’a pas dérangé d’une manière considérable l’arrivée des chefs d’Etat. Ces derniers ont atterri sur la base militaire de Beauvechain, à quelques kilomètres de la capitale belge. Une vingtaine de syndicalistes ont manifesté sans heurt devant l’aérodrome. Les dirigeants européens sont donc tous bien arrivés à la réunion informelle du Conseil européen.

Les concepts d’austérité ne sont pas non plus susceptibles de changer pendant le sommet d’aujourd’hui. La direction politique paraît être de maintenir la rigueur et la politique de l’austérité et de commencer à chercher la croissance à tout prix.

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