Barroso : « Il n’est pas nécessaire qu’il y ait d’autres candidats à la présidence de la Commission »

Article publié le 4 mai 2009
Article publié le 4 mai 2009

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le président conservateur de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui souhaite obtenir un second mandat de cinq ans à la tête de l’exécutif européen, estime que « nous sommes en train de construire une démocratie supranationale » reposant sur un élément primordial : « le consensus ».

« Dans toute démocratie, il est normal qu’il y ait un gouvernement et une opposition », a tout d’abord déclaré José Manuel Barroso, le 30 avril 2009, à Varsovie, lors d’un déjeuner organisé par le centre d’études européennes CES, un think-tank collaborant étroitement avec le Parti populaire européen (PPE). Une heure durant, il a partagé la table du leader conservateur espagnol, Mariano Rajoy, et de la commissaire responsable de la société de l'information et des médias, Viviane Reding. Le président de la Commission, qui vient d’être désigné par le PPE candidat à sa propre succession, a déclaré lors du Congrès européen du PPE qu’il était « fier de recevoir le soutien de son parti européen et de plusieurs premiers ministres socialistes européens », notamment de l’Espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, du Britannique Gordon Brown et du Portugais José Sócrates.

Le dogmatisme n’apporte rien

« Le dogmatisme n’apporte rien, puisqu’il faut réussir à s’entendre avec toutes les familles politiques »

Toutefois, lorsqu’il a répondu aux questions des personnes présentes, José Manuel Barroso ne s’est pas montré préoccupé par le fait que les autres partis n’aient pas présenté de candidats, ce qui aurait pu renforcer le débat démocratique européen. « La Commission européenne est le résultat d’un consensus et elle ne compte pas que des membres issus du PPE, mais également des libéraux et des socialistes », a-t-il expliqué. « En outre, l’Union bénéficie d’un double système de légitimation du pouvoir : d’un côté, le Conseil européen, constitué des chefs d’Etat et de gouvernement, élu de manière indirecte, et de l’autre, le Parlement européen, élu directement par les citoyens », ajoute-t-il, en insistant sur le fait qu’au niveau européen, « le dogmatisme n’apporte rien, puisqu’il faut réussir à s’entendre avec toutes les familles politiques ». 

Un thème franco-socialiste

Jusqu’à présent, ni les socialistes, ni les libéraux n’ont présenté de candidat à la présidence de la Commission. Le président du parti conservateur français UMP, Xavier Bertrand, nous a assuré que le débat sur la présidence de la Commission est « un thème franco-socialiste, Martine Aubry n’ayant pas d’autre thème de campagne ». Cela dit, le candidat socialiste informel à la présidence de la Commission, Poul Nyrup Rasmussen, a reçu le soutien des socialistes autrichiens, hongrois et scandinaves, en plus de celui des socialistes français. Mário Soares, ancien président socialiste du Portugal, dont l’action a marqué l’Histoire de son pays, s’est exprimé cette semaine dans la presse internationale et s’est montré consterné et ennuyé de constater que le Parti socialiste européen n'a présenté aucun candidat.