Avant de s’expatrier: je-remplis-des-papiers.com

Article publié le 14 octobre 2009
Article publié le 14 octobre 2009

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Si partir vivre à l’étranger est une expérience formidable, préparer le départ, par contre, peut virer à la « prise de tête ». Avant le grand saut, l’Administration (avec un grand A !) vous devez conquérir… Pense-bête.

Même si ce conseil peut vous sembler banal, renseignez-vous le plus possible sur le pays dans lequel vous allez vous installer avant de partir. Ces informations primordiales incluent les impôts, les services de santé et les services sociaux. Avant de partir à la rencontre d’une nouvelle culture, n’oubliez pas de vous renseigner sur les endroits à visiter, sur ce que vous pouvez manger et sur les dates des vacances nationales. Si vous en avez le temps, apprenez la langue parlée de ce pays. Même une connaissance basique peut rendre votre vie de tous les jours bien plus facile… et devenir un avantage non négligeable au moment de s’occuper des formalités administratives.

Recherche efficacement du travail

« Dans un pays étranger, vous pouvez vite vous sentir proche des personnages de Kafka ! »

Eures contient de nombreuses informations concernant le marché du travail du pays. Vous pouvez y consulter les offres d’emploi, créer votre compte et envoyer votre CV en ligne. Après avoir effectué un stage en Allemagne qu’il a trouvé grâce à ce site, Thomas a facilement trouvé un emploi dans une entreprise de consultants. Il a apprécié et a décidé de rester encore quelques années à Ulm. « Après quelques mois en Allemagne, je savais quelles entreprises recherchaient des diplômés comme moi », nous explique ce Français de 28 ans. Une bonne maîtrise de l’allemand l’a également aidé. Souvenez-vous qu’en tant que chercheur d’emploi dans les Etats membres de l’Union européenne, vous avez les mêmes droits que leurs citoyens. Cependant, si vous venez d’un des nouveaux Etats membres de l’UE, il y a encore des restrictions comme les permis de travail et des quotas dans certaines professions, qui seront complètement abolis en 2012.

(gadl/flickr)« Les employés ne parlent qu’allemand et tous les formulaires et documents à remplir sont également en allemand »

Delphine, une compatriote de Thomas, est partie en Allemagne à 26 ans. Elle a enseigné le français à l’Ecole européenne de Berlin pendant dix ans. Mais quand elle a commencé à chercher du travail en Allemagne, elle ne connaissait absolument pas la langue, ce qui lui a valu de nombreux problèmes au début. Elle insiste sur le fait qu’elle n’y serait jamais arrivée sans l’aide de ses amis germanophones. « Les employés ne parlent qu’allemand et tous les formulaires et documents à remplir sont également en allemand. » Après quelques temps, elle a commencé à travailler en tant que baby-sitter et à donner des cours particuliers de français et de littérature. Elle se souvient que « c’était suffisant pour demander des conseils à des amis et pour comprendre les annonces dans les journaux locaux ». « Quand le poste de professeur de français à l’Ecole européenne, à laquelle certains de mes élèves étudiaient, est devenu vacant, leurs parents ont proposé ma candidature au directeur. »

D’autres recherchent souvent des emplois « pour commencer » autour des sites touristiques. Les personnes parlant des langues étrangères, et pas forcément la langue du pays, sont souvent demandées. Imprimez des exemplaires de votre CV et parcourez les restaurants et les boutiques de souvenirs. Si votre logement est situé dans les alentours d’un aéroport, vous pouvez aussi y tenter votre chance.

Parcours kafkaïen

(mondayne/flickr)Les formalités sont un mal nécessaire pour pouvoir s’installer dans un autre pays de l’UE. Delphine admet que « l’administration dans votre propre pays est souvent très compliquée, mais dans un pays étranger vous pouvez vite vous sentir proches des personnages de Kafka ! » Son conseil est d’être très patient et de préparer tous les documents à l’avance. Les incontournables sont le passeport et/ou la carte d’identité, un certificat de naissance et de mariage, un diplôme et des documents confirmant vos qualifications professionnelles, auxquels s’ajoute un permis de conduire (si nécessaire) et la carte européenne d’assurance maladie. Cette carte vous donne le droit de bénéficier des services médicaux dans tous les pays de l’UE autre que le votre : cela vaut la peine de la demander avant de partir. Selon le pays et le but de votre voyage, la validité de chaque document varie. L’idée est de prendre des photocopies de chaque et éventuellement une traduction certifiée, ce qui a un prix ! N’oubliez pas de prendre des photos d’identités : elles seront indispensables pour certains documents. Si vous prévoyez de rester dans un pays de l’UE plus de trois mois, vous devez vous enregistrer auprès du service des étrangers pour recevoir un permis de résident. Ce permis n’est pas obligatoire dans tous les pays européens, mais il peut être demandé pour des formalités de base telles que pour l’ouverture d’un compte en banque ou l’achat d’une voiture.

En dehors de l’UE

Le délai d’attente varie aussi d’un pays à l’autre. Dans les villes qui doivent faire face à une grande vague d’immigrants, vous n’aurez parfois pas d’autre alternative que de vous battre pour vos droits. Charlotte a quitté la Russie pour la France pour se marier, et elle reconnaît que c’était son seul espoir. Etre mariée à un français lui a donné le droit à un visa de type D (de longue durée), ce qui lui permet de vivre définitivement en France. Dans la pratique, demander un visa est une tâche ardue, entre l’attente des heures durant à l’ambassade simplement pour obtenir un ticket, l’impossibilité permanente d’avoir l’ambassade au bout du fil ou l’obligation de courir et de se frayer un chemin dans les couloirs. « J’avais l’impression de me retrouver dans une jungle où il n’y avait ni droits ni pitié ». De plus, malgré tous ces efforts, nombreux sont ceux qui apprennent que deux mois après, leur dossier est toujours dans le même bureau et n’a même pas été touché. De ce point de vue, la tâche des citoyens de l’UE est finalement bien plus simple.

« J’avais l’impression de me retrouver dans une jungle où il n’y avait ni droits ni pitié »

C’est la même chose pour le permis de conduire. Contrairement à l’opinion commune, il n’est pas obligatoire de remplacer un permis de conduire délivré dans un autre pays de l’UE. Sa période de validité est la même ; cela vaut également pour les documents délivrés dans le pays dans lequel vous allez vous installer. Cependant, si vous le souhaitez, vous pouvez échanger votre document contre un permis de conduire du pays cible.

N’hésitez pas à tirer profit de l’expérience des autres

Une fois que vous connaissez la langue, le soutien est un autre aspect important qui vous mènera au succès. Les associations d’expats sont actives, ouvertes et prête à vous aider. Vous trouverez des informations et des conseils sur tous les sujets qui vous intéressent sur des portails et des forums tels que http://www.expat.com/, expatriates.com ou expatica.com – vous pourriez même y trouver de nouveaux amis ! Le réseau social Facebook est également une manière de trouver de nombreux groupes d’expats et de voyageurs.