Atena Farghadani, artiste et activiste des droits des femmes en prison Iran

Article publié le 15 septembre 2015
Article publié le 15 septembre 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Atena Farghadani a observé une grève de la faim pendant 3 jours pour protester contre les mauvais traitements qu’elle a subis en prison. Elle a souligné que si ces mauvais traitements recommencent, elle reprendra sa grève de la faim.

Lors de son dernier rencontre dans la prison avec son avocat, Atena avait serré la main de son avocat. A cause de cette poignée de main, les agents du régime des mollahs ont accusé ce prisonnier politique de « relations illégitimes » avec son avocat. Pour protester contre cette accusation ridicule et déplacée, Atena a observé une grève de la faim pendant trois jours.  

La mère d’Atena a précisé : « Lorsque j’ai vu ma fille au parloir, elle était dans de mauvaises conditions physiques et morales à cause de cette nouvelle accusation fallacieuses qui a été ajouté dans son dossier judiciaire. Etant donné les maladies de sang et de lymphe dont elle souffre, cette grève de la faim est très inquiétante. »

Arrêtée le 10 janvier 2015, Atena a été accusé d’avoir manqué de respect à l’égard des membres du parlement du régime des mollahs dans un de ses dessin, d’avoir  « des contacts avec des éléments antirévolutionnaires et d’avoir manqué de respect  à l’égard du guide suprême » du régime des mollahs. Sur la base de ces accusations, elle a été initialement condamnée à 9 mois de prison. Dans un second procès, sa peine a été fortement aggravée et elle a été condamnée à 12 ans de prison.

Atena a souligné que les interrogatoires qu’elle a subis ont été concentrés sur son activité artistique et ses dessins. Elle est actuellement détenue dans la section des femmes de la prison d’Evin, située au nord de Téhéran.

Amnesty International a déclaré que le verdict très lourd prononcé à l’encontre d’Atena Farghadani, artiste et activiste des droits des femmes, illustre les injustices existant dans le système judiciaire en Iran. Cet organisme de défense des droits de l’Homme a souligné : « La peine de 12 ans de prison prononcée à l’encontre de Madame Atena Farghadani est au-delàs de toutes peines imaginables, même dans le cadre des lois du régime iranien. » 

 « Atena Farghadani a surtout été condamnée à cause de ses dessins où elle critiquait le système judiciaire en Iran. Personne ne doit être emprisonné en raison de ses activités artistiques et pacifiques », a déclaré  Hassiba Hadj-Sahraoui, responsable du bureau d’Afrique du nord et de Moyen Orient à Amnesty International.