Angela et François s'affichent ensemble à bruxelles

Article publié le 2 avril 2014
Article publié le 2 avril 2014

Les lea­ders al­le­mand et fran­çais ont pro­fité du som­met UE-Afrique pour faire une dé­cla­ra­tion com­mune sur l'Afrique. L'oc­ca­sion de mettre en avant leurs bonnes in­ten­tions, en aucun cas d'an­non­cer des me­sures concrêtes bien entendu. 

C'est d'un pas as­suré qu'ils sont ren­trés, confiants et sou­riants, dans la salle de presse : Fran­çois Hol­lande et An­gela Mer­kel avait dé­cidé, à l'oc­ca­sion du som­met UE/Afrique, d'im­pro­vi­ser une dé­cla­ra­tion com­mune.  But de l'opé­ra­tion : mon­trer «la vo­lonté d'agir en­semble en Afrique » des deux chef d'Etats eu­ro­péens. « Nous avons une ami­tié qui se dé­ploie en Eu­rope, nous vou­lons qu'elle se dé­ploie en Afrique », a dé­claré d'en­trée de jeu Fran­çois Hol­lande.

Plus pré­ci­sé­ment, le pré­sident fran­çais a pointé trois axes sur les­quels les deux Etats sou­hai­taient agir en­semble : la sé­cu­rité, la crois­sance, et l'en­vi­ron­ne­ment. La sé­cu­rité n'est pas une nou­veauté, puisque l'Eu­rope et la France ont déjà des forces en­ga­gées en Afrique. Le som­met a été l'oc­ca­sion de lan­cer of­fi­ciel­le­ment l'opé­ra­tion en Cen­tra­frique. La crois­sance - « consi­dé­rable » en Afrique, selon le pré­sident - consti­tue une bonne une bonne op­por­tu­nité pour des par­te­na­riats ou des in­ves­tis­se­ments com­muns. Quant à l'en­vi­ron­ne­ment, Fran­çois Hol­lande n'a pas man­qué d'in­sis­ter des­sus, sou­li­gnant que « l'Afrique n'est pas res­pon­sable du dé­rè­gle­ment cli­ma­tique, mais vi­citme du ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique. » Et en don­nant ren­dez-vous, en 2015, à la confé­rence cli­mat or­ga­ni­sée par la France.

An­gela Mer­kel a en­suite pris la pa­role, in­sis­tant sur les « dé­marches pa­ral­lèles » de l'Al­le­magne et de la France en Afrique. Elle a aussi admis que son pays avait moins de re­la­tions que la France avec son voi­sin afri­cain : « Pour l'Al­le­magne, c'est un nou­veau par­cours qui se des­sine. » Avant de conclure par un éloge de « conti­nent jeune. » Mais sans an­non­cer, pas plus que son ho­mo­logue fran­çais, des ac­tion concrètes pour in­car­ner leur « vo­lonté d'agir en­semble en Afrique. »

Le der­nier mot à peine pro­noncé, le pré­sident et la chan­ce­lière lancent un der­nier sou­rire à la ronde, puis quittent leur pu­pitre et se di­rigent en­semble vers la sor­tie. « Il n'y a pas de ques­tion ? », lance une jour­na­liste, vi­si­ble­ment avide d'en sa­voir da­van­tage. « Mais Ma­dame, ré­pond le pré­sident, j'ai donné toutes les ré­ponses. »

Tous pro­pos re­cueillis par Jean Comte, à Bruxelles.