Alep en 2016: un amas de ruines fumantes

Article publié le 24 décembre 2016
Article publié le 24 décembre 2016

Bachar-al- Assad a détruit un pays entier, il a violé toutes les lois internationales afin de conquérir une victoire  à la Phyrrhus  qui ne lui servira qu'à contempler  le spectacle d'une vaste étendue délabré.

 

Il a commis encore le pire en offrant son pays à l'Iran et à la Russie.

Il a disséminé son peuple aux quatre point de la planète et ceux qui n'ont pas pu fuir ne sont qu'une marchandise à la merci des bombes russes et des fusils et grenades des pasdarans iraniens. L'association de la Russie avec l'Iran a une ressemblance fonctionnelle dans le sens que les deux puissances agissent  dans le terrain en tant que  propriétaires. La Russie tient à s'installer concrètement en Syrie, non seulement avec son idéologie comme cela fut aux temps  de l'URSS (1) mais assurer sa présence idéologique  et militaire au Moyen Orient et dans la Méditerranée.

Quant à l'Iran, il a des prétentions plus dangereuses, puisque aussi théologiques, et la chute d'Alep est le plus grand succès du régime  iranien.  Pour réussir il a mobilisé de milliers de volontaires: Afghans, Pakistanais et son bras armé: les hezbollahs libanais. Tous encadrés par l'armée de la République Islamique, les pasdarans installés depuis longtemps sous le commandement du chef de la Force Qods Qassem Soleimani. Ce commandant qui a consolidé « l'arc chiite » en partant de l'Irak vers la Syrie et fournissant des armes et de l'argent au régime syrien, aux hezbollahs et au Hamas, dont les discours imbus d'hyperboles d'éloquence  du guide suprême Ali Khamenei, sont d'ouvrir un front afin de détruire l'État d'Israël.

Cet « arc chiite » iranien n'a pas seulement porté son virus dans les pays arabes, sinon aussi en Afrique où les griffes iraniennes sont déjà solidement implantées. Le régime iranien est tellement assoiffé de sang humain qu'il ne lui suffit point d'assassiner son peuple il a besoin de mondialiser ses meurtres. Quant au sort de Bachar-al-Assad, dans le cas où il devrait abandonner son pouvoir, il n'a pas à s'inquiéter, il trouvera un refuge sûr en Russie où en Iran.

Tandis que le Moyen Orient restera dévasté et les foyers des Syriens et leur intimité violée. L'avenir de la région et du monde est incertain. Hélas !!!

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(1) « Colporteurs du komintern, l'URSS et les minorités au Moyen Orient » Taline Ter Minassion -éd  presses de sciences politiques