" Adieu Strasbourg ! "

Article publié le 2 avril 2012
Article publié le 2 avril 2012
Par Nathalie Jusseaume Les euro-députés se sont rassemblés le 28 et 29 Mars 2012 en "mini-plénière" à Bruxelles pour relancer le débat: faut-il un siège unique pour le Parlement européen? Un rapport, publié le 14 février, a entraîné un vote parlementaire qui s'est révélé majoritairement favorable à un siège unique au Parlement européen.
Un rapport britannique qui suscite la polémique…

Une initiative britannique

Un rapport présidé par Edward Mc Millan-Scott a été présenté aux euro-députés le 14 Février 2012 pour citer tous les inconvénients d'un siège à Strasbourg. E. Mc Millan-Scott insiste sur le fait que ce "dédoublement du siège" constitue une perte de temps mais aussi une perte d'argent. Les parlementaires ont voté jeudi dernier en "mini-plénière" en faveur d'un siège unique au Parlement européen: 429 votes favorables, 184 défavorables et 37 abstentions. Ce vote crée des tensions en France.

Quels sont les arguments soulevés par la Grande-Bretagne?

Selon un rapport réalisé par les Associations des jeunes entrepreneurs, le coût de la navette entre Bruxelles et Strasbourg s'élève à 51,5 millions d'euros par an. Un budget qui est loin d'être négligeable… Les parlementaires européens annoncent des chiffres complètement différents: 180 millions d'euros par an. Est-ce un peu exagéré?

En plus de pointer du doigt une somme considérable versée aux députés pour se rendre aux assemblées plénières, le rapport met aussi en évidence une insuffisance des lignes aériennes entre Bruxelles et Strasbourg et une complexité de réservation dans les hôtels alsaciens.

Privilégier le confort ou préserver une symbolique?

Laurent Wauquiez, ministre délégué aux Affaires européennes a déclaré sur le site "Toute l'Europe" le 9 Mars 2011: "Le gouvernement français n'acceptera jamais de remise en cause de l'implantation du Parlement européen à Strasbourg." Chose faite. La France, effrayée de perdre la symbolique de la ville, monte sur ses grands chevaux en saisissant la cour de justice de l'UE.

La France n'est pas prête à abandonner la symbolique de Strasbourg. Il faudra d'abord passer par une étape lourde et conséquente: une modification des traités européens.