6 mois après les attentats, Bruxelles a toujours la cote

Article publié le 29 septembre 2016
Article publié le 29 septembre 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

[Commentaire] Avec son patrimoine classé par l'UNESCO (Grand’Place), son impressionnante architecture et évidemment son chocolat, Bruxelles séduit toujours des millions de touristes. Après le lockdown et les attentats, la capitale belge essaie d'aguicher de nouveau les touristes. Mais ces derniers osent-ils encore venir à Bruxelles ? Un article d'opinion.

2016 n'est jusqu'alors pas une bonne année poru Bruxelles. La capitale belge a commencé par être, fin 2015 après les attentats de Paris, littéralement bloquée, puis a été elle-même victime d'attaques en mars 2016. Bruxelles a saigné et la Belgique a pleuré. L'industrie du tourisme a également souffert : moins de visiteurs dans les musées, des rues et des restaurants vides... Aujourd'hui plus que jamais, la capitale belge déploie des initiatives pour attirer de nouveau les gens à Bruxelles, comme la campagne "Sprout to be Brussels".

“Sprout to be Brussels”

Dans toute la ville sont collés des stickers représentants des choux de Bruxelles ("Brussels sprouts") – sur les vitrines des restaurants, des musées, des établissements culturels et même chez les habitants de la capitale. Avec "Sprout to be Brussels", tout un symbole : en tant que Bruxellois, je suis fier de ma ville ! Rien n'a changé ici : les sites touristiques valent toujours la peine d'être vus, le chocolat est toujours aussi excellent et les Belges ont conservé leur sens de l'humour.

Aller à Bruxelles malgré le danger ?

En tant que pure Bruxelloise, je me suis demandée si malgré toutes ces géniales initiatives, les gens allaient encore oser venir en touristes à Bruxelles pour visiter cette belle ville. Elle a toujours beaucoup à offrir et il serait vraiment dommage de ne pas en profiter. J'ai voulu en avoir le coeur net et ai demandé par e-mail à mon grand cercle de connaissances s'ils viendraient visiter Bruxelles s'ils ne me connaissaient pas (pour ne pas qu'ils viennent expressément pour moi). J'ai bien entendu laissé de côté les amis et connaissances qui vivent ou ont vécu à Bruxelles pour avoir un point de vue aussi neutre que possible.

Et voilà que les réponses des amis qui ont répondu sont sans équivoque : Yelena, de Austin

Und siehe da, die Antworten von den Bekannten, die mir geantwortet haben, sind ziemlich eindeutig: Yelena aus Austin, Texas (USA) war noch nie in Brüssel und würde deshalb die Stadt trotzdem besuchen. „Europa ist für mich als Touristin niemals ein unsicherer Ort gewesen und ich wüsste keinen Grund, warum ich nicht nach Belgien kommen sollte. Ich kann mir vorstellen, dass gerade wenn so ein entsetzliches Ereignis in einem Land geschieht, dieses Land sich sehr bemühen wird, wieder sicherer zu werden“, schreibt die junge Frau.

Michèle aus Paris wäre auch bereit, wieder nach Brüssel zu kommen. Sie möchte dies auch tun, um sich mit den Bewohnern der belgischen Hauptstadt zu vereinen, da in ihrer Stadt ein ähnliches Ereignis passiert ist. „Es muss ein Zeichen gesetzt werden, um nicht Trübsinn zu blasen und in Angst zu verfallen“, erklärt sie. Nicole, die ebenfalls Pariserin ist, teilt Michèles Meinung. „Die Angst verdrängt nicht die Gefahr, und außerdem muss man ja weiterleben können. Ich liebe das Instrumentenmuseum hier in Brüssel, es ist wirklich einzigartig. Ich mag auch gerne die Grand’Place, die Cafés und die kleinen Restaurants – und natürlich die Schokolade“.

Allein Lacey aus Kalifornien würde nicht spontan die belgische Hauptstadt besuchen. Der Grund dafür ist jedoch nicht die Gefahr eines Anschlags. “Ich bin dessen nicht bewusst, was Brüssel alles zu bieten hat. Wenn ich aber sowieso in Europa unterwegs wäre, würde ich dennoch nach Brüssel kommen, weil ich daran interessiert bin, ein völlig neuer Ort zu erkunden.“

Sieht so aus, als ob Brüssel immer noch als Touristenstadt hoch im Kurs liegt. Zumindest hat sie bei der Umfrage gegenüber der Angst gepunktet. Brüssel: 1, Angst: 0. Wie Natalie aus Omaha, Nebraska (USA) es so gut ausdrückt: „Wenn ich aus Angst nicht mehr reise, wohin ich möchte, oder nicht mehr in öffentlichen Orten gehe, lasse ich die Terroristen gewinnen.“