5 raisons de revenir aux Solidays

Article publié le 29 juin 2011
Publié par la communauté
Article publié le 29 juin 2011
©La parisienneOrganisée entre le 24 et le 26 juin 2011, la 13ème édition des Solidays a évité le piège de la superstition. Donnant tout de la représentation que les puristes se font du festival, les associations de lutte contre le sida ont piqué au vif. Et ont administré une sérieuse dose de clé de sol dans les oreilles des festivaliers. Voici 5 raisons, pour toi public, de revenir l’an prochain.

La programmation, old school

Derrière le combat et l’esprit, l’argument de poids des Solidays renvoie surtout à ses artistes de choix. IAM, Bernard Lavilliers, Les têtes raides, Katerine, John Butler, Raggasonic, Alpha Blondy… la moyenne d’âge des mecs précités avoisinent les 45 piges. Un respect des anciens donc, qui a permis au public, larvé dans une ambiance oldschool, de se gaver de classiques.

Le site, Dada

Bénéficiant de près de 17 hectares pour se rincer les oreilles, tout le monde a pu s’allonger dans l’herbe. Peu d’ombre certes, mais de la place pour festoyer. Conçu en 1857, le très cossu hippodrome de Longchamp accueille depuis 1999 les populaires Solidays. Loin de souiller les terres du champ de course hippiques, les festivaliers font du dadaïsme. Ils changent la notion du beau. Leur dada, c’est la musique. Et elle murmure à l’oreille des chevaux.

Le public, épique

©La parisienne Écrasées par la canicule, spécialement le dernier jour, les personnes présentes n’ont jamais renâclé à danser, chanter, gueuler, s’embrasser, célébrer… Entassés sous des chapiteaux asphyxiant, les jeunes godelureaux ont crié à s’en époumoner. C’est à peine si le chanteur du duo Cocoon a compris ce qui lui arrivait. C’est à travers les chants du public, que les artistes ont donné de la voix.

L’organisation, efficace

©La parisienne Malgré une capacité d’accueil réduite cette année, le site a parfaitement pu gérer les quelques 155 000 spectateurs venus s’ébouriffer les poils. Les files d’attente impressionnantes à vue de nez se désengorgeaient avec une rapidité presque insolente à vue d’œil. D’après nos pupilles, pas un malaise, pas un PLS, pas une insolation. Dans la joie la plus pure, la sécurité s’est employée à canarder les plus en chaleur à grands coup de lance à eau. Autre aspect, la bouffe. Culinairement, une dizaine de nationalités étaient représentées. Et les énormes tranches de pastèques à 2 euros ont calmé net les prémices de malaises des plus anémiés.

Le staff, solaire

Les presque mille et un bénévoles présents à l’occasion de cette édition ont manifestement conféré encore plus de rayonnement aux Solidays. Impressionnants de qualité, c’est grâce à eux que les spectateurs ont chopé moins de coups de soleil dans la queue. C’est grâce à eux que les festivaliers ont pu bouffer à 5 euros. C’est grâce à eux que les gens sont moins cons. C’est grâce à eux si le soleil a brillé. Une érotique solaire. Putain c’est beau.