5 bonnes raisons de dire : "ce soir JE SORS" et je vais aux Douleurs

Article publié le 31 août 2015
Article publié le 31 août 2015

L'exposition cinématographique en plein air ESCO, mise en valeur par l'association SudTitles, se déroulera jusqu'au 6 septembre à l'église Sainte Marie des Douleurs. Voici 5 bonnes raisons de redécouvrir la vieille arène de la ville sous la voûte étoilée du complexe suggestif monumental à la Kalsa

Eglise, fort militaire, scène de théâtre, lazaret, hôpital pour les pauvres, décharge. En plus de cinq siècles d'histoire, l'église Sainte Marie des Douleurs en a vu de toutes les couleurs. Désormais, ce fascinant site rouvre définitivement ses portes jusqu'au 6 septembre afin d'accueillir l'Exposition cinématographique en plein air ESCO, mise en valeur par SudTitles et financée par la SIAE, qui a aussi publiquement garanti les deux prochaines éditions. Un nouveau changement de peau pour l'ancien couvent : une arène sous les étoiles à entrée libre (jusqu'à épuisement des places) qui, pour Palerme, est sans doute un laboratoire intéressant de culture et de socialité. Voici donc cinq bonnes raisons d'y être.

1. Passer un weekend avec Alba Rohrwacher

Le programme de ESCO veut parler de manière transversale à un public varié en ce qui concerne les âges, les intérêts et la culture en offrant un panorama du cinéma contemporain italien qui alterne comédies, documentaires, thrillers et films dramatiques. Samedi 29 et dimanche 30 août mettront en évidence deux films qui ont pour protagoniste Alba Rohrwacher : le premier est Hungry Hearts de Saverio Costanzo, dans lequel elle interprète une femme qui court à la rupture avec son mari à cause du choix qu'elle a fait concernant l'avenir de leur nouveau-né. Le deuxième est Vierge sous serment de Laura Bispuri, dans lequel Alba Rohrwacher entre dans le personnage d'une réfugiée albanaise. Les deux films valent la peine d'être vus.

2. Vivre dans un nouveau lieu de rencontre

Chaque soir, l'arène accueillit protagonistes et adeptes dans les coulisses des films présentés : le premier jour de programmation il était possible de discuter avec Dario Raimondi, par exemple, ainsi qu'avec les autres membres du casting pour le film Fuori dal Coro qui a ouvert la marche de l'exposition. Des professionnels et des savants du cinéma sont à portée de main afin d'échanger opinions et conseils. Vous verrez aussi beaucoup d'étrangers car SudTitles a sous-titré en anglais des films selon une politique précise d'offre culturelle destinée aux touristes.

3. Redécouvrir Monicelli et les films de la Panaria Film

Ce n'est pas une opération nostalgie : redécouvrir Monicelli (dimanche 6 septembre) à travers un documentaire de Ciprì et Maresco et suivre la projection de Larmes de joie, qui signifie donner le juste hommage à celui qui a rendu grand le cinéma italien, celui qui l'a innové et qui continue aujourd'hui à l'influencer.

À la place, chaque soir, il est possible de voir, grâce à la collaboration de la Cinémathèque Régionale, de brefs documentaires de la Panaria Film de Francesco Alliata, diamants rares qui racontent la Sicile et ses trésors : les Eoliennes, la pêche sous-marine, la pêche thonière et le spectacle de marionnettes. Cependant, le véritable hommage à Francesco Alliata se concrétise le vendredi 4 septembre avec la projection de Vulcano de William Dieterle (avec Anna Magnani), avec la présence de Vittoria Alliata, fille du fondateur de Panaria Film.

4. Connaître SudTitles

SudTitles naît d'un spin-off de la Sicilia Queer Filmfest et s'est construite une solide réputation dans l'oeuvre de divulgation de films en langue originale, tant que cette année elle mettra en valeur le sous-titrage des documentaires présents au Festival des Peuples de Florence. L'année dernière, elle a offert à la ville l'exposition cinématographique "Sous les étoiles de Zise". Cette année, elle s'est déplacée aux Douleurs, autre lieu qui mérite d'être valorisé. Laissez votre mail et échangez quelques conversations : cela pourrait être un bon déplacement pour recevoir la newsletter avec des informations variées au sujet d'activités et d'initiatives qui, en octobre, s'enrichiront d'un nouveau chapitre intéressant : une rétrospective au sujet de Yasujirô Ozu, régisseur et grand exposant du cinéma réaliste japonais.

5. Visiter l'église de Sainte Marie des Douleurs

Nous reprenons depuis le début : l'église des Douleurs d'appelle ainsi car en 1520 elle a gardé la peinture de Raffaello  Sanzio, le Portement de Croix (ou la montée au Calvaire) qui se trouve aujourd'hui au musée du Prado de Madrid. Par chance, l'édifice est toujours ici avec tout son vécu historique. Il a servi de fort militaire en 1569 pour une action préventive contre l'invasion turque mais il a également servi de scène de théâtre en Italie. Durant la peste des années 1600, il a même servi de lazaret pour contre-attaquer l'épidémie qui a éclaté en ville. Il est possible de le visiter jusqu'au 6 septembre de jour et d'en profiter comme arène la nuit avec l'éclairage tamisé de la voûte étoilée et du grand écran.