Si les nations devaient échouer dans leur combat contre les changements climatiques, seuls des miroirs géants placés dans l’espace, des arbres artificiels ou autres solutions de « géo-ingénierie » pourront encore empêcher un échauffement désastreux de la planète. C’est le cri d’alarme lancé par des chercheurs après la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tenait à Copenhague en décembre 2009. En acceptant le prix Nobel de la Paix, le président des Etats-Unis Barack Obama, prédisait des conséquences terribles si le monde ne faisait rien pour contrecarrer l’augmentation d’émissions de gaz carboniques. Il représente pourtant le seul pays développé à ne pas participer au protocole de Kyoto visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, un pays qui se classe deuxième en terme d’émissions, juste après la Chine.

« Nous avons besoin d’un traité qui survive aux récessions, aux élections et aux catastrophes naturelles »

A moins de réduire la pollution de manière drastique d’ici 2020, ce qui coûtera à chaque être humain sur la planète jusqu’à £150 par an (170 €), nous n’avons virtuellement aucune chance de limiter la hausse de la température à 2°C. « Nous avons besoin d’un traité qui survive aux récessions, aux élections et aux catastrophes naturelles, pas d’un bout de papier qui sera oublié après le prochain renversement politique à Londres, Tokyo ou Washington », clame Kim Cartensen, directeur du WWF Global Climate Initiative. A l’heure où nous attendons que le nuage de cendres dû à l’éruption volcanique se dépose, reste à savoir qui va payer quoi, et comment.

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Photo : ©Difusa/ Flickr