Comme le bonbon, le programme d’échange universitaire Erasmus a un double effet. Après le choc culturel, les fêtes, les rencontres cosmopolites et les découvertes géographiques en Espagne, viennent les voyages chez des amis aux quatre coins du continent… La conscience européenne, on en redemande. Témoignage.
Erasmus et son effet « kiss cool »
(pieter.morlion/flickr)
TÉMOIGNAGE
21/01/10
Tags : identité européenne, Europe, Séville, amitié, université, France, erasmus, Espagne.
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« Une année Erasmus, c’est l’Auberge espagnole, en mieux. » Le responsable du programme Erasmus dans mon université française a vu juste. Cette année fut extraordinaire. Avec une bourse de ma région française en poche, me voilà partie pour l’Espagne. Une année qui a filé à toute allure. Mais que se cache-t-il derrière ce programme ? Le sentiment européen. Dans mon cercle d’amis rencontrés à Séville, je me suis vite rendue compte de ce qui se tramait : des liens se créent, et cet environnement multiculturel donne la bougeotte. Y goûter, c’est y adhérer. Il suffit de passer des vacances à Majorque avec deux Autrichiens, un Anglais, un Espagnol, deux Français et une Américaine ou de faire des « dîners du monde » dans ma colloc’ avec une Allemande, une Anglaise et une Italienne. Quand les crêpes bretonnes côtoient les « kartoffelsalat » [salade de patates], les pâtes italiennes et le « salmorejo » [soupe froide] de Cordoba.
« Partie à la découverte de la culture espagnole, j’ai découvert l’Europe »
Début juillet 2009, fraîchement rentrée de la péninsule hispanophone, je ne pensais qu’à une chose : revoir mes amis européens. Et pas plus tard qu’à la mi-août, je suis partie à Vienne chez des copains autrichiens. Autant voir les choses en grand et profiter de l’occasion pour réunir tout le monde : l’Espagnole fait le détour en Autriche, ma colloc’ allemande a sauté dans un train et nous nous sommes retrouvés à huit ex-Erasmus dans la campagne autrichienne. Je repars en train, réservé la veille, à la dernière minute. Et traverse le Tyrol, la Suisse vers la France. J’ai une certitude, l’Europe n’a plus de frontière. Cette prise de conscience est importante dans mon entourage « post-Erasmus ». Ma boîte mail regorge aujourd’hui de messages de couples franco-italiens, allemand-italiens… Partie à la découverte de la culture espagnole, j’ai découvert l’Europe.
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