La presse européenne en parle : les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE doivent choisir le président du Conseil européen et le haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Malgré des négociations de plusieurs mois, les politiciens ne sont pas parvenus à s’entendre sur deux candidats pour les postes nouvellement créés. Les dés ne sont pas jetés.
Un « monsieur pas de vagues » à la tête de l’UE ?
©Oxfam International/fllickr
REVUE DE PRESSE
Traduction : eurotopics
19/11/09
Tags : José Manuel Barroso, Bruxelles, Europe, élections, Tony Blair, institutions européennes.
- français
0votes plus 0 votes moins
Il Sole 24 Ore - Italie
Le sommet européen d’aujourd’hui devrait enfin mettre fin à la recherche de candidats pour les nouveaux postes de l’UE, écrit le journal économique Il Sole 24 Ore : « Si l’Europe apprenait à réagir davantage et plus rapidement à ce qui se passe dans le monde global, il n’y aurait ce soir ni doutes ni hésitations. On élirait sur le champ (parce que l’on a déjà perdu trop de temps) un président du Conseil et un ministre des affaires étrangères forts et crédibles. (…) Après un processus d’adoption éprouvant pour les 27 [Etats membres de l’UE], l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne (…) aurait dû donner à l’Europe un instrument pour sortir de la torpeur. (…) Les difficultés dans la nomination [des candidats] confirment en revanche qu’un traité ne suffit pas à vêtir un roi nu, qui longtemps dénué de vues sur les intérêts [européens] communs, a placé les intérêts nationaux au premier plan. »
(19.11.2009)
El País - Espagne
La quête d’un candidat approprié pour les postes nouvellement créés de l’UE s’est déroulée de façon opaque, critique le quotidien progressiste de gauche El País : « Ce n’est pas une décision de routine : les fonctions que les deux acteurs exerceront au final dépendront en grande partie de ceux qui les occuperont pour la première fois. Depuis des semaines, les rumeurs ont remplacé le débat transparent. Il aurait été logique de parvenir d’abord à une entente sur les revendications et de discuter ensuite des noms des hommes - ou des femmes - politiques choisis. C’est en effet l’occasion de rendre visible dans les institutions européennes une présence des femmes qui a déjà débuté dans les gouvernements nationaux. »
(19.11.2009)
The Independent - Royaume-Uni
Le quotidien The Independent estime que le problème des nouveaux postes de président de l’UE et de ministre des affaires étrangères vient de la différence entre leur pouvoir symbolique et la réalité politique : « L’Union européenne, ainsi que la majorité de ses défenseurs et de ses détracteurs, est tombée amoureuse des symboles voilà bien longtemps. Ils voulaient une personnalité unique pour l’Europe, une personnalité que les citoyens puissent désigner, une seule personne que le président Obama puisse appeler s’il désire parler à l’Europe. Le problème avec les symboles, c’est que par définition, ils ne peuvent survivre à l’épreuve de la réalité. Ces fonctions et les actions ternes qu’elles renferment, ont du mal à refléter la grandeur de leur objectif fixé. Mais au final nous ne voulons ni d’une seule personne qui mène une politique extérieure paneuropéenne, ni d’un chef d’Etat européen. Cette volonté apparaissait déjà présomptueuse au départ. Le décalage entre symbole et réalité lui a rajouté une dimension assez inquiétante. »
(19.11.2009)
Les Echos - France
Le nouveau président de l’UE doit être fort mais ne pas s’appeler Tony Blair, estime le quotidien Les Echos : « Il y a (…) la tentation, qui semble se confirmer au fur et à mesure que l’échéance se rapproche, de désigner un président du Conseil européen sur le même modèle que celui de la Commission [européenne] : un conciliateur, un monsieur « pas de vagues ». Un anti-Tony Blair pour tout dire. Entre ses positions sur la guerre d’Irak et l’opposition pulsionnelle des Anglais à l’intégration européenne, l’ancien premier ministre britannique cumule apparemment trop de handicaps pour lui permettre de satisfaire son vieux rêve. Ce ne doit pas être l’alibi pour mettre à sa place un second José Manuel Barroso [le président de la Commission]. (…) Le traité oblige celui qui occupera le poste à inventer, en large partie, sa fonction. Ce rôle (…) nécessite une certaine aura personnelle. »
(19.11.2009)
- Lire aussi
Voter pour cet article 0votes plus 0 votes moins
Publicité
notre dossier Hello ? Puis-je parler à l’Europe ?
Tags
À la une
-
PORTRAIT
Alessandro Mannarino, l’enchanteur de Rome
-
REVUE DE PRESSE
Angela Merkel pour l’exclusion de la zone euro
-
FOCUS
Le Poitín, la plus forte liqueur du monde
-
ANALYSE
Dire la danse en Europe et en mouvement
-
COMPTE-RENDU
La fracture chypriote divise les jeunes
-
ANALYSE
L’économie solidaire à Paris
-
PANORAMA
Week-end cinéma européen indépendant à Paris
-
INTERVIEW
Rencontre avec l’écrivain Agop J. Hacikyan
Monsieur ou madame le président ? Qui choisirais-tu pour représenter le Conseil de l’Union européenne au plus haut niveau ?
opinions & débats sur le même sujet
- Portugal importera des prisonniers de Guantanamo pour aider Obama sur europeconfidentiel
- S’initier au journalisme européen de proximité à Bruxelles sur bruxelles
- Les nominations des commissaires européens sur federalists
- cafebabel.com à “Bruxelles, capitale de l’Europe” - Edition 2008 sur bruxelles
- Quel est le meilleur resto de Bruxelles avec 20 euros ? discussion
- La Belgique vire à droite sur bruxelles

inverser l'ordre des commentaires recharger les commentaires Joindre la discussion
Vous avez quelque chose à dire ? Dites le ici !
Déjà babélien ? Log-in. Ou inscrivez-vous!