Ce qui caractérise Big Smoke (le petit surnom de Londres), en plus de son célèbre climat grisaille, c’est sa scène musicale florissante. Depuis les années 60, Londres donne le « la » des tendances musicales européennes voire mondiales, en servant de rampe de lancement pour les petits groupes de rock.
London calling : un « trip » pop-rock
(Gabriel Green, si ringrazia Dan Avery/ puregroove.co.uk)
TÉMOIGNAGE
Traduction : Agnès LEROUX
03/08/09
Tags : concert, voyages, rock, témoignage, musique, Londres, Angleterre.
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C’est en feuilletant au hasard le calendrier des événements londoniens que j’ai entendu parler d’un concert chez un disquaire de la City, le « Pure Groove », pas très loin de mon lieu de travail. Le groupe de la soirée s’appelle Chew Lips que je connais peu. Je connais en revanche leur maison de production, Kitsuné à Paris, dont j’apprécie énormément les goûts, que ce soit pour la variété des genres qu’elle comprend ou pour l’originalité des groupes qu’elle produit (avec notamment Digitalism et Phoenix, pour ne citer que les plus connus).
Chew lips : mon été électro-pop
J’arrive chez le disquaire et l’atmosphère me plait immédiatement : un canapé, quelques fauteuils et un pilier de bar où est vendu de la bière italienne. Dans le fond, il y a une petite scène sur laquelle se trouvent un ingénieur du son et ceux que j’imagine être les membres du groupe, en train de préparer leur instrument. Le public est principalement composé de jeunes entre 25 et 30 ans. On voit quelques personnages éclectiques, lookés londonien et des grappes de passionnés qui ne se déplacent jamais sans leurs écouteurs. Lorsque l’entrée en scène du chanteur, chevelure blonde style années 70, annonce le début du concert, la salle n’est pas encore pleine et je réussis facilement à trouver une bonne place pour profiter du spectacle.
| (Gabriel Green, Merci à Dan Avery/ puregroove.co.uk)
‘Chew Lips’ | (David Beech/ davidbeech.co.uk/ myspace.com/chewlips)Plutôt ponctuel, donc, le trio londonien prend place sur la scène. Synthétiseur et clavier, une guitare et une voix féminine. C’est l’été de l’électro-rock, et moi je suis complètement plongée dedans ! Le rythme est lancé immédiatement, conduisant mon pied (et pas seulement le mien) à battre la mesure inconsciemment. Le rythme est captivant, le chant agréable et l’exécution impeccable. Peut-être que je ne me trouve pas en face d’une étoile montante de la musique pop-rock (au fond, ils n’apportent rien de bien nouveau au courant électro-pop du moment) mais ces Chew Lips me plaisent, et les trente minutes de concert passent comme l’éclair.
A la fin, je flâne dans le magasin en collectant tout le matériel que je trouve : flyers, revues, journaux musicaux. Mon âme un peu provinciale, musicalement parlant, se sent tout à coup comme un personnage de High Fidelity (de Nick Hornby). Je pense : « Welcome Licia, this is London ! » Je mets tout avidement dans mon sac et cours prendre le bus, direction Brick Lane.
‘Salt Air’ - Chew Lips | (Video: chewlipstheband/ Youtube)
Je souris : Punk-A et Vampire Week-end
L’East End de Londres, et Brick Lane en particulier, est à présent un lieu branché, qui offre des sensations fortes pour les amoureux de la musique. Je me jette à l’intérieur du Café 1001, un centre artistique récréatif, à mon avis spectaculaire, dans lequel l’ambiance très décontractée, sans prétention et un peu bohème constitue désormais, depuis un mois que je suis ici, un de mes endroits préférés de la ville.
C’est lundi soir, ce n’est pas noir de monde. Je trouve donc une place sur un fauteuil en cuir accueillant, tout près du piano, prête à lire de A à Z les papiers que j’ai récupéré chez le disquaire.
La rue du Café 1001 à Londres | (Fabbio Venni/ Flickr)J’ai à peine commencé ma lecture que Debaser, des Pixies, démarre. Je souris. Je découvre à travers les programmes d’une boîte londonienne que plusieurs choses m’intéressent. Ils passent ensuite Punk-A, Vampire Week-end, je souris encore plus et je pense à quel point j’ai bien fait de prendre ce vol aller simple pour Londres, il y a un mois et demi. J’ouvre une revue appelée The Fly, alors qu’entre temps Every me and every you fait office de fond sonore, et j’y trouve une interview des Passion Pit, un groupe américain que j’ai découvert il y a une semaine. Depuis que je suis arrivée, je découvre en moyenne un ou deux nouveaux groupes par jour qui, de manière systématique, viennent se produire à Londres dans le mois suivant. Je rêve ?
Londres est le paradis des amoureux de musique, sans aucun doute, surtout si vous êtes de ceux qui sont toujours en chasse du dernier son ou de la dernière tendance. La métropole éblouit, étourdit, fatigue parfois, mais soyez sûrs que les âmes qui sont les vôtres, rentreront au pays changées, bouleversées et pas seulement musicalement parlant !
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