1989 : L’année où tout a commencé 

Article publié le 26 septembre 2014
Article publié le 26 septembre 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Cela fait 10 ans que la Pologne et d'autres satellites de l’ex-union soviétique ont rejoint l’Union Européenne et 25 ans après la chute du Rideau de Fer. Ces nombres reflètent le parcours chaotique de la Pologne jusqu’à aujourd’hui et l’histoire chargée de l’Europe centrale de l’Est.

Il était une fois... l’histoire commence en 1989 lorsque l’Union Soviétique s’est effondrée comme un château de sable, libérant ainsi ses pays satellites. Pour la première fois après maintes années, les pays comme la Pologne (auparavant connue sous le nom de République populaire de Pologne – PRL) ont pu avoir ce qu’ils désiraient, à savoir la liberté. Ils ont su renaitre des cendres de leur passé communiste et sont devenus des joueurs forts et indépendants dans cette région.

Témoins de la danse macabre communiste

L’histoire commence en 1989, mais pas pour moi. Ce n’est pas ma génération qui a souffert sous le règne communiste. Je suis né 3 ans et demi après l’historique juin 1989. De ce fait, je me repose sur les souvenirs de ceux qui ont eu l’infortune d’assister à la dance macabre communiste, via mes études ou à l’école : par mes parents, les membres de ma famille et amis. L’ère communiste a fortement marqué les esprits des jeunes devenant adultes dans les années  80 et 90, et ce sont eux qui ont été aux premières loges lors de l’éclosion de la liberté. Ils ont été témoin de la transition du communisme à la démocratie.

Je soupire de soulagement de ne pas avoir connu la Pologne communiste quand j’écoute les histoires de ma mère à propos de ses amis et elle cherchant refuge contre ZOMO (milice motorisée) ou participant à des manifestations illégales et émeutes anti-gouvernementales. D’un autre côté, quand ils narrent ensuite les histoires de bonheur inimaginable qui ont suivi la percée de 1989, la Pologne s’écartant doucement de l’obscurité communiste avec les premiers voyages étudiant à l’étranger sans qu'ils ne soient plus suspectés de tentative d’immigration, je sais que je ne connaitrai jamais d’émotions aussi fortes qu’eux, du fait que je suis justement né dans un pays libre.

Quand les dernières jubilations quant à la liberté retrouvée se sont éteintes, les gens ont réalisé que peu avait changé et qu'une longue et fatigante route vers un meilleur futur venait seulement d’être entamée. Néanmoins, la vision des grilles des rues sombres et des cours intérieures ne provoquaient plus de souvenirs de citoyens miliciens assoiffés de sang et d’UB (service de sécurité communiste) mais servaient de terrains de jeu pour une nouvelle génération. Et je suis un fier représentant de cette génération.